Comment bien commencer sa comptabilité en 2026 ?

Démarrer une nouvelle année en libéral, c’est l’occasion de repartir sur des bases saines. Entre la gestion de votre tournées Idel et les soins, la comptabilité ne doit pas être un fardeau. Voici le guide pour automatiser votre gestion et préparer sereinement votre clôture.

1. Adoptez les bons réflexes dès le 1er janvier 2026

A. Automatisez vos charges récurrentes

Ne perdez plus de temps à saisir chaque mois votre loyer professionnel, votre abonnement téléphonique ou vos cotisations d’assurance.

  • Sur VEGA : paramétrez vos dépenses automatiques pour l’année à venir dès le 1er janvier. Ainsi, le logiciel travaille pour vous et vous n’avez plus qu’à partir en tournée l’esprit tranquille.

B . Anticipez vos charges sociales (URSSAF / CARPIMKO)

Votre activité évolue ? Ne subissez pas les régularisations. Si vous prévoyez une hausse ou une baisse de votre chiffre d’affaires, connectez-vous dès maintenant sur vos espaces URSSAF et CARPIMKO pour adapter vos prélèvements à votre réalité de 2026.

C. Le rendez-vous mensuel : « 1h dédiée à ma compta »

Bloquez un créneau fixe chaque mois dans votre agenda pour faire le point. Durant cette heure, concentrez-vous sur trois missions :

  1. Vérification des écritures : assurez-vous que toutes vos dépenses et recettes ponctuelles (achats de petit matériel, fournitures, etc.) soient bien enregistrées.
  2. Rapprochement bancaire : vérifiez que votre comptabilité concorde parfaitement avec vos relevés de banque. C’est essentiel pour repérer une erreur ou une remise de chèque oubliée.
  3. Relance des impayés : identifiez les paiements en attente depuis trop longtemps. Sur VEGA, dans l’onglet Paiement, le bouton Relancer/Editer vous permet de générer vos relances en 4 clics seulement.

2. Préparez votre clôture fiscale 2025 (la 2035)

Si vous êtes au régime réel (BNC), la déclaration 2035 est votre priorité du printemps. Elle doit être télétransmise au plus tard début mai pour compléter votre déclaration de revenus (2042-C-PRO). Note : Si vous êtes en Micro-BNC, vous êtes dispensé de la 2035.

Votre « To-do list » de clôture:

  1. Vérifiez votre solde de tout compte : votre comptabilité doit refléter la réalité de votre compte bancaire au 31 décembre 2025.
  2. Soldez les impayés : faites un dernier tour de vos dossiers en attente de paiement.
  3. Centralisez vos justificatifs : classez vos factures d’achats et reçus.
  4. Gérez les remplaçants : vérifiez que toutes les rétrocessions (versées ou reçues) sont enregistrées et les montants exacts.
  5. Réintégrez les dépenses professionnelle: si vous avez payé un achat professionnel avec votre carte personnelle, n’oubliez pas de passer l’écriture manuellement en Opérations Diverses.
  6. Ventilez la CSG : suite à la réception de votre bordereau URSSAF, distinguez bien la part déductible de la part non déductible.
  7. Le cas du FAMI : enregistrez cette aide à la modernisation dans le poste « Gains divers ». C’est une recette imposable sans être un honoraire.
  8. Arbitrage véhicule (Frais réels vs Forfait) : dès mars, calculez les deux options pour vos déplacements à domicile. Le barème kilométrique est souvent plus avantageux pour les Idel roulant beaucoup.

Le saviez-vous ?

Grâce à son module intégré, VEGA transforme directement vos validations de soins en écritures comptables. Moins de saisie, c’est plus de temps pour vos patients !


En savoir plus sur la comptabilité dans VEGA.

L’anticipation est votre meilleure alliée pour éviter le stress de la liasse fiscale en mai. Entre l’automatisation de vos charges récurrentes et votre rendez-vous mensuel de contrôle, vous avez désormais toutes les clés pour une gestion rigoureuse. Une heure par mois suffit pour garder le contrôle sur votre trésorerie !  

Idel, comment anticiper vos revenus ?

Devenir infirmière libérale offre une grande autonomie professionnelle, cela nécessite aussi une gestion rigoureuse pour s’assurer une rémunération optimale. Et pour cela, comprendre les différentes variables qui influencent le salaire des infirmières et infirmiers libéraux est essentiel ! Cela vous permet d’établir des projections financières réalistes, utiles et pérennes. 

Alors nous avons réfléchis, analysé toutes les possibilités et pris le temps de développer un outil utile pour vous ! 🎉 

Il est conçu pour vous permettre en tant qu’idel de mieux appréhender votre revenu annuel et mensuel en tenant compte des spécificités de votre activité libérale. L’objectif est de pouvoir prévoir votre salaire « net par mois ». 

Aujourd’hui, nous tentons de vous guider, vous, les infirmières libérales dans l’utilisation de cet outil pour réaliser des estimations précises de votre salaire. Nous intègrerons toutes les variables pertinentes : qu’il s’agisse des recettes, des charges, ou des particularités liées à votre mode d’exercice. Que vous soyez titulaire, remplaçante, ou en début de carrière, cet outil vous aidera à mieux gérer votre cabinet et à anticiper les fluctuations de votre rémunération. Selon votre temps de travail et votre type d’exercice, le salaire varie et c’est ce que nous vous proposons d’anticiper via cet outil ! 

S’il manque des informations ou que vous ne retrouvez pas votre profil, excusez-nous. Nous avons essayé de faire un simulateur le plus complet possible tout en restant sur un outil simple et accessible ! 

Quelles sont les différentes variables qui impliquent votre rémunération ?

Les recettes et honoraires des Infirmières Libérales : un juste milieu entre les types de soins et le volume de patient.

Le calcul du salaire moyen d’une infirmière libérale commence par l’estimation des recettes. Elles correspondent au montant brut encaissé en échange des soins prodigués aux patients

Si vous utilisez le logiciel VEGA vous trouverez cette information directement dans via l’outil de comptabilité

Le tout est de comprendre que les soins prodigués par une infirmière libérale varient largement, allant des soins basiques comme les pansements et injections, aux soins plus complexes comme les perfusions et les soins palliatifs. Les cotations de chaque type de soins sont définies par la Sécurité Sociale. Par exemple, une injection simple peut valoir 6,30 €, tandis qu’une perfusion atteint 30 € ou plus. La diversité des soins et leur tarification impactent directement le montant des recettes générées par l’infirmière. Pour plus d’informations à ce sujet, retrouvez notre page sur la cotation idel. 

Le nombre de patients traités joue également fortement sur vos recettes. Une infirmière exerçant en milieu urbain avec une forte demande peut voir un grand nombre de patients chaque jour, ce qui augmente ses recettes. À l’inverse, en milieu rural, où les patients sont plus éloignés, le nombre de visites quotidiennes est limité. Cependant, cette limitation peut être compensée par un soutien financier spécifique pour les zones sous-dotées

Si vous êtes titulaires ou collaborateurs vous devrez ici déduire les honoraires rétrocédés à votre remplaçant. 

Selon les statistiques, une infirmière libérale titulaire génère en moyenne des recettes annuelles d’environ 85 723 €, tandis qu’une remplaçante atteint en moyenne environ 59 712 €. Ces chiffres varient bien sûr en fonction des facteurs mentionnés précédemment.  

💡 Astuce : grâce à notre outil, évaluez vos recettes à la hausse et à la baisse en fonction de votre activité !

Les différentes charges professionnelles d’une infirmière libérale.

Charges fixes et variables 

Les charges professionnelles se divisent en deux catégories : les charges fixes et les charges variables. Elles constituent une part importante du calcul du salaire net des infirmières libérales.  Elles incluent diverses dépenses nécessaires pour exercer en libéral. Parmi elles, on trouve : les loyers et charges locatives du cabinet, les frais de déplacement (carburant, entretien du véhicule), et le matériel médical utilisé pour les soins. Selon les zones d’exercices vos charges évolueront, les loyers seront plus importants en zones urbaines, mais en zones rurales les frais de déplacements seront nettement plus importants et impacteront le revenu net

Voici une rapide liste des charges que l’on a pu identifier : 

Charges fixesCharges variables
Loyer du cabinet Frais de déplacement (carburant, entretien du véhicule) 
Charges locatives (électricité, eau, chauffage, etc.) Matériel médical (achats réguliers de consommables) 
Assurances professionnelles (responsabilité civile, prévoyance, assurance du local) Téléphone et communication (selon usage) 
Logiciel de gestion et de télétransmission Fournitures de bureau (en fonction de l’utilisation) 
Matériel informatique (achat, maintenance)Entretien du cabinet (ménage, réparations) 
Frais bancaires Rémunération du personnel (si applicable et selon le volume de travail) 
Assurance du véhicule professionnel Achat ponctuel de nouveaux équipements ou logiciels 
Leasing ou remboursement de prêt pour le véhicule Cotisations sociales (URSSAF, CARPIMKO) 

La partie la plus complexe reste celle des charges variables.  En effet, il est difficile d’anticiper d’une année sur l’autre les évolutions inflationnistes ainsi que les besoins en soins de vos patients. 

Pour les charges fixes, inversement, outre une situation d’installation où il est possible qu’il y ait des erreurs, il sera plus simple de calculer d’une année sur l’autre votre prévision. Grâce à cet outil vous trouverez un maximum de charges potentielles à intégrer.  

 Le petit plus ? Cet outil est entièrement personnalisable : rajoutez vos charges qui n’apparaissent pas et supprimez celles que vous n’avez pas !

Les cotisations sociales représentent une part significative des charges. Elles incluent les contributions à l’URSSAF et à la CARPIMKO (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers). Ces cotisations sont calculées sur la base des recettes brutes et peuvent représenter jusqu’à 40 % du revenu brut

💡 Notre conseil : prenez le temps et anticipez ce calcul  !

Estimation des charges 

Si vous êtes en phase d’installation, en général, les charges professionnelles représentent entre 45 et 55 % du chiffre d’affaires d’une infirmière libérale. Par exemple, pour des recettes de 64 896,00 €, les charges atteignent entre 29203,20 € et 35 692,80 € ce qui nous donne un delta de précision de quasiment 6 500,00 €.  

Vous trouvez la fourchette large ? C’est pour cela qu’estimer vos charges selon votre situation pour établir une projection réaliste de votre salaire annuel net est indispensable.

 

Les modes d’exercices et impact sur le salaire.

  • Infirmière remplaçante

Si vous êtes infirmière remplaçante, vous intervenez pour remplacer une infirmière titulaire en congé ou en arrêt. Vous percevez une rétribution sous forme de rétrocession d’honoraires.  C’est un pourcentage des recettes générées durant le remplacement. Les charges fixes du cabinet sont partagées avec la titulaire, ce qui allège votre poids financier. Nous avons construit cet outil en intégrant vos besoins de calcul de votre activité libérale. 

  • Infirmière collaboratrice 

Si vous êtes infirmière collaboratrice, vous partagez un cabinet avec d’autres infirmières et payez une redevance pour l’utilisation des locaux et du matériel médical. Souvent moins élevée que les charges que vous auriez à assumer en tant que titulaire, cette redevance peut être avantageuse financièrement. Le statut de collaboratrice vous permet une gestion plus souple des charges tout en bénéficiant d’une infrastructure déjà en place, c’est particulièrement attractif pour les infirmières en début de carrière ou souhaitant réduire leurs dépenses professionnelles. Pas de grand changement dans l’outil pour vous, votre utilisation de l’outil dépendra de votre type de collaboration

  • Infirmière titulaire 

En tant qu’infirmière titulaire, vous êtes responsable de la gestion de votre cabinet. Cela signifie que vous assumez l’ensemble des charges professionnelles, mais vous bénéficiez également d’une autonomie totale sur votre activité. Vous devez gérer rigoureusement vos dépenses pour maximiser votre bénéfice net. Bien que les recettes puissent être plus élevées qu’en tant que remplaçante ou collaboratrice, les charges le sont également, nécessitant une gestion financière précise et stratégique. 

Bien évidemment votre mode d’exercice influence grandement le calcul de votre salaire c’est pour ça que notre outil est modulable, il s’agit d’un tableau excel pour vous permettre de jongler avec vos conditions tout en prenant en compte la tendance du marché. 

Les zones géographiques et leur influence sur le salaire 
  • Les zones sous-dotées et sur-dotées 

La localisation géographique de votre cabinet a un impact majeur sur vos recettes. Les zones sous-dotées en professionnels de santé, souvent appelées déserts médicaux, offrent des opportunités intéressantes pour les infirmières libérales. Dans ces zones, la demande de soins est élevée, ce qui peut augmenter le nombre de patients et, par conséquent, les recettes. De plus, des incitations financières, telles que des exonérations de charges ou des aides à l’installation, peuvent être proposées pour attirer les infirmières dans ces régions. 

En revanche, les zones sur-dotées, où la concurrence est plus forte, limitent le nombre de patients et donc réduisent les recettes. Il est crucial de bien évaluer la densité de l’offre de soins dans votre région d’installation pour adapter votre stratégie et optimiser votre revenu.

  • Aides et subventions 

Les infirmières qui choisissent de s’installer dans des zones sous-dotées bénéficient de diverses aides et subventions. Ces aides peuvent inclure des subventions pour l’achat de matériel médical, la mise en place du cabinet, et parfois même des aides au logement. Ces soutiens financiers peuvent alléger considérablement les charges initiales et récurrentes, facilitant ainsi le démarrage de votre activité en exercice libéral

Gestion du temps, absences, et impact sur le revenu
  • Gestion des absences

Les absences pour cause de maladie, de congés ou d’autres raisons peuvent avoir un impact significatif sur les revenus d’une infirmière libérale. Contrairement aux infirmières salariées, les infirmières libérales ne bénéficient pas d’un salaire fixe en cas d’absence. Il est donc essentiel de prévoir un remplaçant pour assurer la continuité des soins et maintenir un flux de recettes stable. La gestion du temps et des absences doit être planifiée avec soin pour éviter des perturbations financières. 

  • Prévoyance et assurance 

Souscrire à une assurance prévoyance est une précaution indispensable pour les infirmières libérales. En cas d’arrêt de travail prolongé, cette assurance garantit un revenu de substitution, afin de couvrir les charges fixes du cabinet et de maintenir une certaine stabilité financière. En outre, la prévoyance offre une protection supplémentaire en cas d’invalidité ou de décès, sécurisant ainsi l’avenir de votre activité

  

 Conclusion

Le calcul du salaire d’une infirmière libérale est un exercice complexe qui dépend de nombreux facteurs spécifiques à chaque situation. Pour réaliser une estimation précise de votre rémunération, il est essentiel de prendre en compte non seulement vos recettes, mais aussi l’ensemble des charges liées à votre activité, votre mode d’exercice, la zone géographique dans laquelle vous exercez, le volume de patients que vous traitez, ainsi que les particularités fiscales et sociales qui s’appliquent à votre statut. 

L’outil de projection salariale développé par notre équipe est conçu pour vous accompagner dans cette démarche. Grâce à lui vous réaliserez des projections réalistes de votre salaire en tenant compte de toutes les variables pertinentes. Que vous soyez infirmière libérale titulaire, remplaçante, ou que vous envisagiez de vous lancer en exercice libéral, cet outil est un atout précieux pour optimiser votre gestion financière et assurer la pérennité de votre activité

Enfin, il est recommandé de réévaluer régulièrement vos projections salariales, en particulier après les premiers mois d’activité ou en cas de changements significatifs dans votre environnement professionnel. En utilisant cet outil de manière proactive, vous pourrez mieux anticiper les fluctuations de votre rémunération et ajuster votre stratégie en conséquence, afin de maximiser vos revenus et atteindre vos objectifs professionnels. 

    Déclarer mon FAMI 2025

    Le Forfait d’Aide à la Modernisation et à l’Informatisation (FAMI) est une aide financière annuelle qui a pour objectif de financer, en partie, les outils numériques des infirmières libérales. À partir du 12 janvier 2026, vous pouvez déclarer sur votre compte Ameli pro, les indicateurs de 2025.

    Vous trouverez ci-dessous les différents critères nécessaires pour obtenir cette aide versée par votre CPAM.

    1. Les 5 critères principaux

    Pour les IDEL, ces critères sont similaires aux critères du FAMI 2024.

    ✅ Utiliser un logiciel à jour du cahier des charges SESAM-Vitale, c’est -à dire qu’il répond aux exigences des avenants publiés sur le site du GIE-SESAM VItale en 2024, pour l’année 2025.

    VEGA est par exemple un logiciel infirmier à jour du dernier cahier des charges pour 2025.

    ✅Avoir un logiciel compatible DMP

    ✅Recourir à la solution SCOR, pour transmettre les ordonnances et autres pièces justificatives à la CPAM.

    ✅Obtenir un taux de télétransmission en flux sécurisé ≥ 70 % : la part de vos Feuilles de Soins Électroniques (FSE) doit représenter au moins 70 % de votre activité globale.

    ✅ Avoir une Messagerie Sécurisée de Santé (MSSanté) : vous devez disposer d’une adresse sécurisée (type @mssante.fr ou @apicrypt.org en version v2) pour échanger les données patients.

    A combien s’élève le montant de l’aide❓490par an.

    📢Attention : pour toucher le forfait de base, vous devez impérativement valider les 5 critères ci-dessus. Si l’un d’eux manque à l’appel, le forfait de 490 € ne sera pas versé.

    2. L’indicateur de Prise en Charge Coordonnée

    Cet indicateur est complémentaire. Il ne se déclenche que si les 5 indicateurs socles sont validés.

    Il valorise votre implication dans le parcours de soin. Si l’infirmière en libéral répond à l’un de ces critères elle obtiendra 100€ en plus des 490€.

    Vous êtes éligible si vous participez à :

    • une Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS).
    • une Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP).
    • une Équipe de Soins Primaires (ESP).
    • ou d’autres formes de coordination (réunions pluripro, etc.) justifiées par une attestation.

    3. Les bonus télésanté

    Bonne nouvelle 🎉: contrairement à l’indicateur de Prise en Charge Coordonnée, ces aides sont indépendantes des indicateurs socles. Même si vous n’avez pas vos 70 % de télétransmission, vous pouvez les toucher si vous êtes équipé.

    • Aide à la vidéotransmission (350 €) : pour l’abonnement à une solution de téléconsultation/télésoin sécurisée.

    Le bon plan IDEL :  connaissez-vous la solution ClickdocPro ? En associant la VEGA Tab, à ClickdocPro, vous recevez cette aide complémentaire.

    • Aide aux objets connectés (175 €) : pour l’achat d’appareils de mesure (oxymètre, stéthoscope connecté, tensiomètre, etc.).

    Focus IPA : Pour les Infirmiers en Pratique Avancée, des majorations spécifiques existent (pouvant aller jusqu’à 1 120 € selon la zone d’exercice).

    4. Calendrier et démarches

    Ne laissez pas passer les dates ! La déclaration ne se fait pas en temps réel, mais l’année suivante.

    • Période d’exercice : du 1er janvier au 31 décembre 2025.
    • Période de déclaration : du 12 janvier au 2 mars 2026
    • Où déclarer ? Sur votre espace Amelipro, rubrique « Activités » > « Ma Convention ».

    Conseil d’une infirmière organisée : pensez à télécharger dès maintenant vos attestations éditeurs (logiciel, SCOR, MSSanté) sur le site de votre fournisseur. Elles vous seront demandées lors de la saisie si les données ne sont pas pré-remplies par l’Assurance Maladie.

    💡Où trouver son attestation logiciel dans VEGA ?

    La procédure est simple et rapide, en 4 clics vous obtenez votre attestation ! Dans l’onglet Outils, sélectionnez SESAM-Vitale, puis DMP et enfin Attestation  individuelle DMP compatible !

    Annexes :

    guide-indicacteur-FAMI.pdf

    Quand l’infirmière libérale devient aidante : un marathon quotidien !

    En tant qu’idel, vous êtes chaque jour un pilier essentiel pour vos patients et leurs aidants. Par votre disponibilité, votre écoute et votre expertise, vous les accompagnez dans les moments les plus vulnérables de leur vie, apportant soutien, réconfort et soins personnalisés. Vous devenez ainsi un repère rassurant au cœur de situations parfois complexes, où la maladie et la perte d’autonomie bouleversent le quotidien. Vous êtes une personne ressource, une oreille à laquelle on peut confier ses doutes, ses peurs, une épaule sur laquelle on peut parfois s’effondrer.

    Mais qu’advient-il lorsque, à votre tour, la vie vous place dans le rôle d’aidante auprès d’un proche ? Lorsque votre engagement professionnel rejoint l’intime et que vous devez conjuguer vos compétences avec les émotions et les responsabilités qui incombent à tout aidant ? C’est alors une nouvelle expérience qui débute, pleine de défis et d’enseignements à partager.

    Et en tant que professionnel en libéral, à quelle aide financière je peux prétendre ?

    • Le Dossier MDPH

    Que ce soit pour votre enfant, votre conjoint ou l’un de vos parents, prendre soin d’eux au quotidien est déjà une grande responsabilité, et c’est précisément pour cela qu’il peut être précieux de déposer un dossier auprès de la MDPH. Les délais étant souvent longs, l’envoyer dès que possible permet de ne pas retarder d’éventuelles aides. Prenez le temps d’y joindre tout ce qui illustre concrètement vos réalités de chaque jour : descriptions des difficultés, mais aussi factures et justificatifs de tous les frais engagés.

    Remplir ce dossier peut sembler éprouvant, à la fois à cause du nombre de pages et de ce que cela oblige à accepter. Ce moment vous invite à prendre du recul sur ce que vous vivez, sur ce que vit votre proche et sur ce que cela change dans votre vie. Autorisez-vous à décrire la situation telle qu’elle est vraiment, avec toutes les difficultés rencontrées, sans les minimiser et sans culpabilité.

    La petite astuce : glissez une lettre dans votre dossier dans laquelle vous demandez à être présent à la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapés. Votre présence lors de la commission a l’avantage d’expliciter vos demandes directement aux différents décisionnaires.

    La MDPH déclenche ces aides :

    • AEEH et ses compléments : l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé est une aide financière destiné à la famille d’enfants en situation de handicap. Le montant varie en fonction du degré de handicap de l’enfant.
    • L’AAH et ses compléments : l’Allocation aux Adultes Handicapés est une aide financière pour les adultes en situation d’handicap. Tout comme l’AEEH les montants varient.
    • Le PCH : La Prestation de Compensation du Handicap permet de couvrir les dépenses liées à la perte d’autonomie. Elle finance différents besoins tels que les aides humaines, le matériel, le transport…

    ⚠️ Attention : elle est cumulable avec l’AEEH et l’AAH mais leur cumul est plafonné et bien encadré pour que l’ensemble des aides ne dépasse pas les coûts réels engagés pour la personne concernée.

    • Le statut d’aidant qui permet de bénéficier :
      • de l’affiliation à l’assurance vieillesse,
      • d’ouvrir un droit au chômage,
      • de profiter d’avantages fiscaux.
    • Les aides financières indépendantes de la MDPH

    Après cette étape, en fonction de votre situation, et en attendant la décision de la MDPH vous pouvez prétendre aux aides suivantes :  

    Si vous vous occupez d’un adulte en perte d’autonomie :

    • L’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA), si vous réduisez votre activité pour vous occuper de votre proche vous pouvez demander cette aide financière. Attention : la situation de la personne aidée doit répondre à des critères spécifiques.
    • L’Allocation Personnalisée d’Autonomie : l’aide au répit finance des solutions tels que des accueils de jour, un hébergement temporaire ou un relais à domicile. Cette aide est dédiée aux proches aidants de personnes âgées.
    •  Vous pouvez aussi devenir employée de votre proche pour l’aide apportée au quotidien.

    Si vous vous occupez de votre enfant :

    • Les AJPP : l’Allocation Journalière de Présence Parentale est une aide financière quand l’un des deux parents ou les 2 parents arrêtent leur activité professionnelle pour s’occuper de leur enfant.

    📌 À savoir : vous avez besoin qu’un médecin remplisse une attestation prouvant la nécessité de la présence de l’un de ses parents. Il est possible de prendre seulement des demi-journées de congés.

    Si vous vous occupez d’une personne en fin de vie :

    • L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie, une indemnité peut être demandée pour 21 jours maximum. Pour en savoir plus sur cette allocation, cliquez ici

    Sur quelles aides humaines pouvez-vous vous appuyer ?

    Cumuler une activité d’idel et un rôle d’aidante, c’est vivre une double charge émotionnelle et organisationnelle qui expose fortement à l’épuisement, voire au burn-out. Vos compétences de soignante vous donnent des réflexes utiles : éducation, gestes techniques, repérage des signes d’alerte, organisation des soins à domicile. Mais cette expertise peut aussi vous enfermer dans le rôle de “celle qui gère tout”, ce qui complique le fait de demander de l’aide ou de poser des limites.

    Pour cela il est essentiel que vous preniez soin de votre santé physique et mentale.

    Une pause n’est pas du temps perdu mais un regain d’énergie pour le reste de la journée. Cela peut-être simplement : lire une jolie phrase, admirer un paysage, une courte sieste, prendre le temps de boire une tisane ou simplement un verre d’eau.

    Pour vous accompagner, il existe des associations. Elles proposent des sorties, des groupes de paroles, de l’aide pour les démarches administratives, des conférences sur des thématiques ciblées. Elles connaissent aussi les dispositifs pour avoir un peu de répit, les centres de loisirs adaptés, les structures pour des vacances plus sereines. Dans certaines villes il y a aussi des « café des aidants » pour partager et se décharger un peu.

    En fonction des pathologies, notamment si elles sont rares, les personnes concernées créent des communautés WhatsApp et Facebook afin de partager ce qu’elles vivent. 

    Pour conclure, être infirmière libérale et aidante, c’est porter chaque jour une double casquette, avec tout ce que cela implique de défis, d’organisation et d’émotions. Entre les démarches administratives à gérer, la recherche d’aides financières parfois complexes à mobiliser, et la nécessité de trouver des soutiens non financiers pour ne pas s’épuiser, ce parcours peut paraître solitaire et difficile.

    Pourtant, il existe des ressources : organismes, associations, structures d’accompagnement ou groupes de parole, pensés pour vous épauler dans chacune de ces étapes. N’hésitez pas à vous rapprocher de ces réseaux : personne ne devrait avoir à avancer seul sur ce chemin. S’informer, demander de l’aide ou partager son expérience n’est pas un aveu de faiblesse, mais une force qui permet de continuer à prendre soin des autres… et de soi-même.

    À toutes celles et ceux qui vivent cette réalité au quotidien, sachez que vous n’êtes pas seules, et qu’il existe des solutions pour vous soutenir, reconnaître votre implication, et préserver votre équilibre.

    Témoignage d’un infirmier en libéral, papa d’un enfant en situation de handicap :

    J’ai travaillé pendant 10 ans en hôpital psychiatrique, aujourd’hui en tant qu’IDEL ma patientèle est majoritairement avec des pathologies psychiatriques. Je commence mes tournées tôt et en journée continue, ce qui me permet de terminer ma journée à 15h 15h30.

    Mon conseil administratif ? L’organisation pour les dossiers MDPH : je commence un dossier dès que j’en termine un ! Dans le dossier actuel, je remets tout l’historique des dossiers précédents, et au fur et à mesure j’enregistre les bilans et les factures. Cela me fait gagner beaucoup de temps au moment d’envoyer le renouvellement de dossier.

    Mon objectif ? Ne jamais sortir de chez un patient sans avoir eu au moins un sourire !

    Les sites internet à connaitre :

    Fin TLA IDEL : point de situation

    Infirmiers libéraux : votre TLA continue de fonctionner (même depuis le 1er juillet 2025)

    Infirmiers libéraux : rassurez-vous, vos TLA ne sont pas obsolètes depuis le 1er juillet 2025. Contrairement à certaines idées reçues, vos Terminaux Lecteurs Applicatifs (TLA) ne se sont pas arrêtés de fonctionner au 1er juillet 2025, mais le support technique officiel évolue. Alors, que devez-vous vraiment retenir de cette annonce ? Que faire selon votre situation ?

    IDEL : prise en charge annuelle de la formation continue

    La formation continue annuelle des professionnels de santé n’est pas seulement une obligation réglementaire. C’est avant tout une opportunité pour faire évoluer ses pratiques, prendre du recul sur un quotidien très prenant, se tenir au courant de l’évolution du métier. Et cela gratuitement, tout en étant rémunéré, via le versement d’une indemnité de formation. Pourtant, encore peu d’infirmières et infirmiers libéraux (IDEL) profitent de ces offres, souvent par manque d’information des différents dispositifs de formation et de leur facilité d’accès.